Affichage obligatoire dans les débits de boissons

On rappellera, tout d’abord, les principaux affichages obligatoires en discothèque :

  • afficher la répression de l’ivresse publique et la protection des mineurs (voir ci-dessous) avec l’interdiction de l’alcool aux moins de 18 ans.
  • voir si dans votre département (Direction de la réglementation à la Préfecture) il y a un affichage spécifique à mettre en place (dans certains départements, les Préfets ont mis en place une « charte » qu’ils souhaitent voir affichée)
  • signaler au moins près de la sortie que vous avez des éthylotests à disposition sur  demande (gratuits ou non)
  • afficher à l’extérieur votre plaque de Licence
  • signaler l’interdiction de fumer
  • à l’intérieur et dehors, liste des boissons avec prix. Voir notre article sur « les prix en  discothèque«
  • présenter au bar au moins 10 boissons non alcoolisées visibles servies dans  l’établissement. C’est une OBLIGATION (même si elle est ridicule) de l’article L.3323-1 du Code de la Santé Publique. Présenter ces 10 boissons disponibles de façon séparée « en évidence » ensemble. Mettre un échantillon des boissons :  jus de fruits, jus de légumes; boissons au jus de fruits gazéifiées; sodas; limonades; sirops; eaux gazéifiées ou non.
  • classement commission de sécurité et nombre de clients agréés
  • si existence d’un système de vidéo protection (« vidéosurveillance »), il faut en informer la clientèle par une affiche ou pancarte comportant un pictogramme représentant une caméra. Ces pancartes doivent être permanentes dans les lieux concernés et doivent être compréhensibles par tout public.
  • Les gros établissements doivent également indiquer le nom ou la qualité et le numéro de téléphone du responsable du système.

Nous conseillons également de mettre de façon lisible à l’extérieur les conditions d’entrée (âge, orientation musicale, tenue exigée, prix à payer pour rentrer, refus de toute personne manifestement ivre …) de façon à ce que vous puissiez légitimer OBJECTIVEMENT un refus de client.

AFFICHAGE SUR LES MINEURS:

Depuis la publication de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, il est interdit de vendre ou d’offrir à titre gratuit des boissons alcooliques à tous mineurs de moins de 18 ans sous peine d’une amende de 7.500 euros…

A ce titre, la loi impose qu’une affiche rappelant ces nouvelles dispositions soit apposée dans les débits de boissons à consommer sur place ainsi que dans les débits de boissons à emporter.

Pour les débits de boissons à consommer sur place, l’affiche relative à la protection des mineurs et la répression de l’ivresse publique est apposée à l’intérieur de l’établissement soit à proximité de l’entrée, soit à proximité du comptoir, de manière à être immédiatement visible par la clientèle.

Ces affiches doivent respecter les dispositions graphiques spécifiques prévues par l’arrêté du 27 janvier 2010.

Nous vous avons communiqué à travers un article précédent cet arrêté ainsi que les nouveaux affichages quant à la protection des mineurs et la répression de l’ivresse publique.

Télécharger ici l’affiche « vente sur place »

Télécharger ici l’affiche « interdiction de fumer »

Ces modèles d’affiches sont :

  1. à imprimer en l’état sur n’importe quel support papier, plastique, autocollant etc,
  2. au format minimum de 29,7 x 21 cm (A4) pour les débits de boissons à consommer sur place et pour les débits de boissons à emporter en ce qui concerne les affiches devant être apposées à proximité des rayons présentant des boissons alcooliques,
  3. au format minimum de 14,8 x 21 cm (A5) pour les débits de boissons à emporter et pour les seules affiches devant être apposées aux caisses enregistreuses,
  4. sans limite d’agrandissement.

Leurs couleurs et typographies doivent respecter strictement les données réglementaires les concernant et définies dans l’arrêté joint à la présente.

Calcul redevance SACEM depuis 2012

Sous réserve de remettre leur liasse fiscale à l’issue de chaque exercice social, les établissement doivent acquitter une redevance SACEM mixte dont le montant relève du cumul de 2 calculs:

  • Une part proportionnelle calculée au taux de base de 4,39 % sur une assiette de recettes retenue à hauteur de 65% des recettes réalisées Hors Taxes et Hors vestiaires
  • Une part forfaitaire variable en fonction de la capacité d’accueil et du nombre de jours d’ouverture, son montant étant plafonné à un niveau égal à 1,10% du C.A. Hors Taxes

Le calcul du montant définitif de la redevance réellement due s’effectue une seule fois par an à la remise de l’état annuel des recettes et des documents comptables de l’exercice.

Durant l’année, l’exploitant acquitte une provision égale au 1/12ème des droits exigibles par référence au recettes réalisées lors de l’exercice précédent..

En dessous de 300 000 € hors taxes de CA les établissements peuvent demander SUR OPTION à la SACEM de bénéficier d’un régime forfaitaire de calcul des redevances. S’adresser à la SACEM dont vous dépendez.

Ce dispositif est en place depuis 2012, a évolué en 2014 (voir article depuis) et va changer au 1er Janvier 2015.

« Taxe CNAPS »: contribution sur les activités privées de sécurité

La taxe

Afin de financer l’organisme de contrôle et d’administration des sociétés de sécurité privée, le gouvernement a institué une nouvelle contribution applicable à compter du 1er Janvier 2012.

Cette contribution appelée « TAXE CNAPS » s’applique notamment aux personnes morales agissant pour leur propre compte et qui font exécuter par certains de leurs salariés une ou plusieurs de ces activités de sécurité ».

Nos établissements ayant un service de sécurité seront donc taxés:

–   au taux de 0,7 % du montant des rémunérations brutes versées aux salariés concernés

–   si vous passez par une société privée, elle vous facturera un taux de 0,5 % du montant      HT des ventes de prestations de service assurées par leurs salariés chargés du  gardiennage-surveillance.

Vos devoir envers le CNAPS

Mais avant de payer la taxe CNAPS, il convient tout d’abord de « créer un service interne de sécurité » auprès de leur service. Cela est relativement simple et peu se faire en téléchargeant les document sur le site http://www.cnaps-securite.fr .

La demande d’autorisation doit être effectuée par le gérant ou le dirigeant de l’entreprise. Elle est adressée par courrier, accompagnée des pièces justificatives, à la commission inter-régionale d’agrément et de contrôle territorialement compétente.

Une fois les vérifications opérées, et sous la réserve d’une décision favorable de la commission locale d’agrément et de contrôle, l’autorisation est délivrée sous la forme d’une décision qui autorise le service interne de sécurité d’entreprise à démarrer son activité.

Voici les documents pour ces démarches :

CNAPS-Liste-pièces-SIS

Participation-financière-ESP

Ainsi que les adresses pour les joindre :

http://www.cnaps-securite.fr/annuaire/

Une fois votre service interne de sécurité actif, il conviendra de fabriquer des cartes de sécurité privée propre à la société (à ne pas confondre avec la carte professionnelle de sécurité) pour vos agents. Elle devront comprendre :

  • Nom Prénom Date de naissance
  • Numéro de carte professionnelle de l’agent
  • Type d’activité exercé
  • Photo de l’agent
  • Coordonnée de l’entreprise
  • Numero de l’autorisation administrative d’exercer (attribuée par le CNAPS)
  • Logo de l’entreprise

J’ai trouvé ces exemples sur le net, un en format office qui peu être modifié, et un en format PDF.

Exemple carte agent de sécurité privée

Exemple carte agent de sécurité privée

Les agents de sécurité se doivent d’avoir cette carte sur eux, et le logo de l’entreprise doit être visible au public afin d’aider les controleurs du CNAPS ou URSAFF à identifier votre personnel pendant les contrôles.

Il est tout à fait compréhensible que certain agents de sécurités préfèrent ne pas avoir leurs coordonnés personnels à la vu de tous (notamment pour les physionomistes ou « portiers »). Il est donc accepté d’avoir cette carte dans la poche sous condition d’avoir un badge , un pin’s ou n’importe quel élément visible qui permet d’authentifier le salarié comme appartenant à la société.

Pour terminer, et afin d’être en conformité avec les CNAPS, il faut afficher les code de déontologie dans vos locaux, peu importe ou, tant que c’est visible aux salariés. Ainsi que garder les attestation de remise du code de déontologie datée et signée par les agents de sécurité.

Vérifier l’autorisation d’exercer de vos agents

Le CNAPS vous permet, en tant que gérant de bar de vérifier la validité des cartes professionnels de vos agents de sécurité. Celle ci est obligatoire dans les métiers de la sécurité, et il est interdit d’embaucher quelqu’un n’en ayant pas ou l’ayant perdu (en cas de non renouvellement par exemple ou de mauvaise conduite).

C’est une démarche simple qui ce fait sur ce site :

Vérification de carte professionnel

Il est également à noter qu’il est préférable de mettre une clause dans le contrat de travail de vos agents du type :

« Mr …  à l’obligation d’informer sans délai son employeur des modifications, suspension ou retrait de sa carte professionnelle, qui donnerait suite à la rupture de son contrat de travail »

Car sans cette clause, sans autorisation d’exercer, votre salarié ne pourrait plus travailler mais ne pourrait pas non plus être licencié ! C’est donc une protection supplémentaire pour l’entreprise.

 

Contribution : boissons et préparations liquides pour boissons sucrées et édulcorées

Souvent oubliée par les gérants de bars/discotheques, la taxe sur le sucre est obligatoire depuis 2012. Dans les produits finis (canettes, bouteilles consignées) cette taxe est incluse et ne demande aucune démarche de votre part. Mais dans le cas des BIB (pour les distributeurs de boissons type Coca Cola, Pepsi…) il vous revient de payer une taxe sur le sucre.

Les BIB de produits concentrés destinés à être dilués, contenant des sucres ajoutés ou édulcorants de synthèse et présentant un titre alcoométrie acquis inférieur ou égal à 1,2 % vol. ou 0,5 % vol. dans le cas des bières. Le montant de la contribution est fixé à 7,45 € par hectolitre. Ce montant est relevé au 1er janvier de chaque année à compter du 1er janvier 2013, dans une proportion égale au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’avant-dernière année.

C’est le service des douanes qui contrôle l’acquittement de cette taxe.

Pour en savoir plus, ci-joint le texte de loi et la circulaire à renvoyer au service des douanes :

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Les prix dans les débits de boissons et en discothèques

 Les prix en discothèques sont libres qu’il s’agisse de l’entrée dans l’établissement, du vestiaire ou des consommations. Ils peuvent varier selon les jours de la semaine, selon les événements (réveillon, spectacle, animations …) ou même selon l’heure à condition que le tarif soit clairement indiqué.

L’affichage dans un débit de boissons :

Le débitant de boissons doit afficher, de manière lisible et visible de l’extérieur de l’établissement, et sur les emplacements extérieurs réservés à la clientèle (terrasse par exemple), les prix des boissons et denrées les plus couramment servies:

  • une tasse de café noir
  • un demi de bière à la pression
  • un flacon de bière (contenance servie)
  • un jus de fruit (et contenance)
  • un soda (et contenance)
  • une eau minérale plate ou gazeuse (et contenance)
  • un apéritif anisé (et contenance)
  • un plat du jour (s’il y en a)
  • un sandwich (s’il y en a)

Tout cela doit être indiqué par des lettres et des chiffres d’une hauteur minimale de 1,5 cm. (J’ai déjà eu un contrôleur zélé mesurant la taille des lettres…). Vous trouverez facilement des panneaux « types » chez votre distributeur (Metro, Promocash…) ou à l’UMIH si vous etes adhérent.

Un panneau similaire doit être exposé à la vue de  la clientèle à l’intérieur du débit.

Si le bar pratique, en outre, des tarifs de nuit, l’affichage doit comporter la mention  » à partir de ….heures, les tarifs sont majorés de …. € »

Afficher les « prix service compris » et éventuellement le pourcentage du service.

Préciser les éventuelles différences de prix au comptoir et en salle pour les boissons affichées.

L’affichage des prix en discothèque :

La réglementation impose aux établissements qui offrent des installations ou des divertissements tels que spectacles et musique, d’afficher, lisiblement et d’une manière visible de l’extérieur (lettres et chiffres d’au moins 1,5 cm), les prix des prestations suivantes :

  • billet d’entrée et, si le prix de celui-ci comprend une boisson, sa nature et sa contenance ;
  • une boisson sans alcool (nature et contenance)
  • une boisson alcoolisée servie au verre (nature et contenance)
  • une bouteille de whisky (marque et contenance)
  • une bouteille de vodka ou de gin (marque et contenance)
  • une bouteille de champagne (marque et contenance)

Faire un même affichage à l’intérieur à la vue de la clientèle.

Happy Hours

Les débitants qui proposent des boissons alcooliques à prix réduit pendant des périodes restreintes, « happy hours », doivent offrir en réduction identique pendant ces mêmes heures des boissons non alcoolisées. Il faut donc annoncer la réduction de prix portant sur les boissons non alcoolisées de la même façon que la promotion sur les alcools.

Le vestiaire obligatoire et payant, c’est interdit:

Le prix du vestiaire doit être affiché. Si cette prestation payante est obligatoire, elle constitue une infraction de subordination de vente puisqu’elle oblige les intéressés à acquitter obligatoirement le prix du service de vestiaire en sus du paiement du prix du service d’entrée dans l’établissement.

La SPRE

La rémunération équitable: la SPRE

On trouvera ci-dessous le guide pratique permettant de calculer (et payer !) la rémunération équitable à la SPRE(Société pour la Perception de la Rémunération Equitable de la communication au Public des Phonogrammes du Commerce).

Cette redevance dite « de droits voisins » s’ajoute à celle à acquitter à la SACEM.

Globalement la SPRE est calculée au taux de 1,65% des recette brutes hors taxes sur lesquels s’appliquent divers abattements et le taux peut « tomber » alors pour une discothèque à 1% environ si vous êtes adhérent à l’UMIH ou au SNDLL.

Diverses situations peuvent se présenter, elles sont exposées dans les documents ci-joints.

Ethylotests… de nouvelles exigences au 21 août 2016

Désormais les débitants de boissons autorisés à fermer entre 2 heures et 7 heures, et non uniquement les discothèques, doivent mettre à disposition du public un dispositif de dépistage de l’imprégnation alcoolique.

L’arrêté du 24 août 2011 laisse le choix aux professionnels de mettre à disposition gratuitement ou non les dispositifs de dépistage. Deux nouveaux arrêtés apportent des modifications.

Au 21 août 2016, les exigences de fiabilité et de sécurité des éthylotests changent, ainsi que le taux d’alcoolémie maximal qui baisse de 0,5 g/l de sang à 0,2 g/l pour les conducteurs novices.Le but est que le client puisse dépister une concentration d’alcool dans l’air expiré égale ou supérieur à 0,10 milligramme par litre d’air expiré.

Il faut donc désormais, soit une borne electronique parametrée pour les deux taux, soit les deux sortes d’éthylotests chimiques

Le type de dispositif :

Le choix des types de dispositifs mis à disposition (chimiques ou électroniques) est laissé au professionnel, comme le demandait le SNDLL qui s’opposait à ce que des bornes éthylotests soient imposées aux établissements.

Les exigences pour les éthylotests chimiques sont modifiées à partir du 21 août 2016.

Les dispositifs doivent être certifiés et être conformes aux normes francaises. Retrouvez ces normes et les nouveautés dans les arrêtés du 24 juin 2015 relatif à la lutte contre l’insécurité routière et celui du 29 juin 2015 fixant les exigences de fiabilité et de sécurité des éthylotest.

Les éthylotests fabriqués avant la date d’entrée en vigueur du nouvel arrêté peuvent être utilisés jusqu’à leurs dates de péremption.

Le nombre de dispositifs :

Le responsable de l’exploitation de l’établissement doit s’assurer que la demande de dépistage peut être satisfaite dans un délai inférieur à 15 minutes.

Un nombre minimal de dispositifs est défini en fonction de l’effectif du public pouvant être accueilli :

– Pour les éthylotests chimiques  : le nombre d’éthylotests doit être au moins égal au quart de la capacité d’accueil de l’établissement et ne peut être inférieur à 50.

– Pour les éthylotests électroniques offrant la possibilité de réaliser un nombre limité de souffles :

Au moins un éthylotest pour chaque tranche de 300 personnes au regard de la capacité d’accueil des lieux,

Le nombre de souffles doit être au moins égal au quart de la capacité d’accueil sans pouvoir être inférieur à 50.

– Pour les éthylotests électroniques sans limitation du nombre de souffles : au moins un éthylotest pour chaque tranche de 300 personnes.

La signalisation des dispositifs :

Les dispositifs doivent être visibles et signalés par un support d’information reproduit ci-dessous :

Le support minimum doit être de 21 x 29.7 cm (A 4) et le message doit être centré sur la surface sur laquelle le texte s’affiche.

Une notice d’information doit être apposée à proximité de l’appareil. Les dispositifs sont placés à proximité de la sortie.

Les dispositifs, qu’ils soient fixes ou portatifs, doivent faire l’objet d’une vérification périodique.

La présence d’un tel dispositif sera vérifiée lors de l’instruction d’une première demande d’autorisation d’ouverture de nuit ou lors de son renouvellement.

Réglementation sur la musique amplifiée

Lieux visés par la réglementation

 Par lieux musicaux, on entend les discothèques, dancings, bars, restaurants et tous les endroits dont l’activité suppose la diffusion de musique amplifiée.

L’appellation suppose trois conditions cumulatives. Ce sont des établissements :

  • qui reçoivent du public ;
  • qui diffusent de la musique amplifiée de manière habituelle ;
  • clos ou ouverts.

Limitation maximale du niveau sonore à l’intérieur

Le décret impose aux exploitants de ces établissements de limiter à 105 dB (A) le niveau sonore moyen à l’intérieur de l’établissement et le niveau de crête à 120 dB.

Etude d’impact des nuisances

La réglementation impose de faire réaliser une étude de l’impact des nuisances sonores afin que le propriétaire prenne en compte les nuisances occasionnées par son activité dans le voisinage.

Cette étude doit comporter :

  • un diagnostic acoustique permettant d’estimer les niveaux de pression acoustique à l’intérieur et à l’extérieur des locaux
  • la description des dispositions prises pour limiter le niveau sonore et les émergences aux valeurs fixées par la réglementation : les moyens de mesure et de contrôle, les aménagements techniques.

Le diagnostic acoustique permet ainsi d’intervenir en amont et de prévenir, par la réalisation de travaux d’insonorisation, des conflits ultérieur

Lorsque ces établissements sont mitoyens de locaux à usage d’habitation, ils doivent les isoler, pour que les valeurs maximales d’émergence ne dépassent pas trois décibels dans les locaux d’habitation.

Au cas où les travaux d’isolement s’avéreraient insuffisants, le décret impose de limiter le bruit à la source par l’installation d’un limiteur de pression acoustique réglé et scellé par son installateur.

Il faut compter environ 1500 euros pour une étude d’impact et autant pour un limiteur acoustique.

Sanctions encourues

Peines encourues pour défaut de présentation de l’étude d’impact :

  • Contravention de 5e classe (1500 €), doublée en cas de récidive. Ces montants sont multipliés par cinq lorsque l’auteur de l’infraction est une personne morale.

Peines encourues pour défaut de présentation de l’étude d’impact et en cas de plaintes répétées :

  • Des peines d’amendes prévues pour la catégorie des contraventions de la 5ème classe (1500 €) viennent sanctionner le dépassement du niveau acoustique toléré et les dépassements des valeurs d’émergence prévues en cas d’établissement contigu à des immeubles d’habitation. Ces sanctions peuvent s’accompagner de dommages et intérêts.

Outre la peine principale, le juge peut condamner les auteurs de bruits à des peines complémentaires, en imposant :

  • la saisie du matériel,
  • la fermeture administrative provisoire de l’établissement en cause (d’une durée n’excédant pas trois mois)
  • la réalisation de travaux tels que la pose d’un limiteur de puissance, le réaménagement d’un sas d’entrée ou des travaux d’isolation
  • des interdictions précises en fonction de la situation

Sans oublier les clients…

nuisances_ppIl arrive fréquemment que ce soient les clients qui gênent, et non l’établissement lui-même.

Depuis l’entrée en vigueur, en janvier 2008, du décret qui interdit de fumer dans les lieux publics, ils sortent en effet fumer dans la rue créant également des nuisances sonore. Le gérant de bar, étant responsable de sa clientèle, peu rapidement se retrouver incriminer quand les clients sortent fumer (et en profite pour chanter « les sardines »). Il est donc nécessaire de faire de la prévention auprès de vos clients. Par exemple grâce à un affichage, demandant de respecter le voisinage. Pour les établissement disposant de vigils, il est important de les sensibiliser sur ce point, afin qu’ils puissent calmer les clients bruyants. La meilleur solution étant d’avoir la possibilité d’installer un fumoir, qui réduira le nombre de client en extérieurs.

La carte des boissons

Importante pour laisser le choix aux client et parfois utile comme pense bête pour le barman amateur, la carte des boissons est un élément important dans un bar. Elle se retrouvera sur votre site Internet, sur vos supports de communication, à l’entrée de votre établissement ainsi que dans les mains de vos clients. C’est votre première carte de visite !

Ce support ne doit pas être négligé, au contraire il faut lui apporter une attention toute particulière quant à son contenu mais également sa forme car elle doit avant tout donner envie au consommateur et l’informer.

Selon votre type d’établissement, la composition sera différente. Une carte de bar ne sera composée que de boissons, la carte d’un restaurant sera axée sur les plats et une carte de brasserie mixera les deux.

Une carte lisible et créative

Les formes que peuvent prendre votre carte sont infinies en termes de taille, de format, de couleur, de style… profitez de ces possibilités pour vous démarquer et offrir à vos clients une nouvelle expérience de consommation. Quelle tristesse de retrouver dans les établissements les mêmes types de cartes alors qu’il est possible aujourd’hui d’imprimer ou de faire imprimer facilement des cartes créatives et élégantes. Pensez également que vous devrez les changer régulièrement, faites en sorte de pouvoir le faire vous même sans avoir à passer systématiquement par un prestataire.

Une fois la forme arrêtée, reste à classer les boissons, ce qui n’est pas chose facile. La structure de la carte doit allier la bonne orientation marketing et une information claire à destination des consommateurs. Selon le positionnement du bar, l’approche est totalement différente. La hiérarchie des produits est spécifique à chaque établissement. La carte doit mettre en exergue le coeur du savoir-faire de l’établissement, notamment les cocktails pour les bars spécialisés.

Une carte logique

Les cocktails “classiques” doivent être présents, mais astucieusement placés au profit des “créations”, qui traduisent le mieux le savoir-faire de l’établissement. Le nombre de ces créations doit être adapté afin de permettre au consommateur de ne pas se perdre. Un maximum de 24 cocktails peuvent être proposés, la carte ne doit pas être un annuaire.

LES RÈGLES D’OR SELON BACARDI-MARTINI FRANCE
Règle 1 – Structurer la carte de bar en lien avec le goût des consommateurs :
• Les simples (Bombay Miami)
• Les fruités (Bombay New York)
• Les élaborés (Grey Goose Tiramisu)
• “Les corsés” (Martini Bianco – VodkaGrey Goose)
• Les classiques (Grey Goose Cosmopolitan)
Règle 2 – Rassurer le consommateur dans l’acte d’achat
• Insérer les visuels des produits
• Optimiser la présence de la marque (logo ou non pour caution)
• Insérer une phrase évocatrice (caractéristiques organoleptiques)
Règle 3 – Construire l’offre autour du savoir-faire des barmen, respecter le positionnement
des produits et rester cohérent dans la politique tarifaire

Valoriser les produits à fortes marges

Les cocktails signatures ou les spécialités d’un établissement sont souvent ceux où le bar peut gagner une plus grande marge. Pour ces produits, il faut utiliser une typographie différente comme l’insertion d’un encadré, l’utilisation de couleurs etc… Pas encore assez employés, ces petits détails font la différence, peuvent inciter un client à commander une boisson plutôt qu’une autre, et ainsi aller dans l’intérêt financier du commerçant.

Les cartes de saison

Après les «cartes listes» la tendance actuelle est à la carte courte et précise, de saison et créative, il s’agit de proposer à nos clients une carte claire et lisible correspondant à son envie sur le moment, c’est-à-dire en adéquation avec la tendance et la saison. Cette carte est plus exigeante à composer mais répond efficacement à un besoin de maîtrise des coûts et d’offre cohérente. Le danger de mettre à sa carte tout ce que vous semble demander votre clientèle est de perdre toute cohérence au niveau de votre offre.

L’information du consommateur

Outre les emplacements extérieurs et intérieurs sur lesquels doivent obligatoirement apparaître les prix pratiqués de tout ou une partie des boissons proposées, le responsable de l’établissement est tenu de mettre à la disposition de ses clients une carte qui doit comporter, pour chaque boisson mentionnée :
• Sa nature.
• Sa contenance (en cl).
• Son prix TTC.
• La mention “service compris” doit également apparaître, facilement lisible.

Les tarifs de nuits

Sur la carte doivent apparaître, le cas échéant, les tarifs de nuit. Par exemple : « À partir de 23 h, les tarifs de toutes les consommations sont majorés de 2 euros. » En cas de contrôle, l’administration peut exiger que les cartes de prix de jour soient enlevées et remplacées par la tarification de nuit.

Un guide précieux, mais pas décisif !

Dans un bar, la carte est essentielle… Mais pas suffisante. De nombreuses études prouvent qu’une carte déposée sur une table, sans intervention directe du barman, ne peut suffire : moins d’un tiers des clients la consulte. En revanche, si cette carte est proposée par le barman, assortie de quelques suggestions judicieuses, elle sera davantage consultée et appréciée par le consommateur.

Les formations obligatoires

Le permis d’exploitation

Depuis 2007, toute personne souhaitant exploiter une licence de type III ou IV, se doit de posséder le permis d’exploitation.Cette formation est dispensée en 20H sur 3 jours et est valable 10 ans.

Selon L’UMIH ( la première organisation professionnelle des Café/Hotel/Restaurant) :

  • Cette formation permet d’acquérir une bonne maîtrise de l’exploitation spécifique d’un débit de boissons, de sensibiliser et de responsabiliser les exploitants aux obligations particulières de la vente d’alcool, en leur donnant toutes les informations liées aux normes législatives, réglementaires et jurisprudentielles qui leur sont applicables.
  • La formation est par conséquent un moyen préventif de lutte contre l’abus d’alcool et les différentes nuisances occasionnées par une exploitation mal contrôlée. Elle permet également de connaitre les risques de sanctions spécifiques aux débits de boissons.

En toute honnêteté, cette formation, bien que très interessante, a surtout pour but de décrire les choses a ne pas faire et les sanctions que nous risquons en tant que professionnel. Le but étant de ne pas pouvoir dire en cas de contrôle  « ah, bah je ne savais pas que je devais… »

N’espérez donc pas de cette formation connaitre tout les trucs et astuces pour lancer votre affaire, ce n’est pas une formation professionnelle complète, c’est uniquement un enseignement précis des réglementations de notre métier.

La formation hygiene

Indispensable également depuis 2012, tout établissement de restauration commerciale (restauration traditionnelle, cafétérias, brasserie, restauration de type rapide) doit avoir au sein de son établissement une personne formée à l’hygiène alimentaire. Cette formation est dispensée sur 2 jours.

A l’issue de cette formation, les participants seront capables de :

  • Identifier les grands principes de la réglementation en relation avec la restauration commerciale : responsabilité des opérateurs, obligations de résultat et de moyen, contenu du Plan de Maîtrise Sanitaire, nécessité des auto-contrôles et de leur organisation
  • Analyser les risques (physiques, chimiques et biologiques) liés à une insuffisance d’hygiène en restauration commerciale; raisonner les toxi-infections alimentaires et les risques d’altération microbienne; connaître les risques de saisie, de procès-verbaux et de fermeture; ainsi que les risques de communication négative, de médiatisation et de perte de clientèle.
  • Mettre en œuvre les principes de l’hygiène en restauration commerciale : utiliser le Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène(GBPH), organiser la production et le stockage des aliments, mettre en place les mesures de prévention nécessaires.

De nombreux organismes proposent ces deux formations. Les couts peuvent varier selon les organismes et toutes fournissent le même « diplôme ». Si vous êtes salarié, il est possible de faire une demande de financement à votre entreprise, qui cotisant obligatoirement pour un organisme de formation (fafih), pourra vous offrir gratuitement ces formations.