Arnaque au courrier

Ayant ouvert dernièrement un établissement, quel ne fut pas ma surprise de recevoir du courrier, semblant officiel, me demandant de régulariser des factures afin de valider mon inscription au registre des commerces ou autres…Echantillons de ces arnaques qui sans l’aide d’internet pourrait vous mettre le doute !

Voici un courrier d’une sollicite votre règlement d’une somme d’environ 300€ pour une inscription à « Kbis-entreprises ». Ce courrier peut en effet prêter à confusion avec un registre officiel mais propose en réalité une inscription à un registre privé qui n’a ni caractère officiel, ni obligatoire. Ne pas donner suite.

Dans le même style, un courrier d’une page qui sollicite votre règlement d’une somme de 198€ pour une inscription à « infos-siren ». Ce courrier peut en effet prêter à confusion mais propose en réalité une inscription à un registre privé qui n’a ni caractère officiel, ni obligatoire. Ne pas donner suite. Cet arnaque est par ailleurs associée au même organisme qu’info-siret

Attention à la dernière arnaque destinée aux créateurs d’entreprise. La lettre « LES AFFICHES LEGALES » a l’air officiel, mais il s’agit d’une offre commerciale et le paiement n’est point obligatoire. Bref, c’est une arnaque.

Si vous aussi, vous avez été victime d’arnaque, ou que vous avez reçu des lettres dans ce genre là, n’hésitez pas à les communiquer dans les commentaires fin que je mette a jour la liste de ces arnaques.

Couts et coefficients

Meme si la création de cocktail est devenue un art, le barman ne doit pas perdre de vue la finalité premiere du bar : Générer du chiffre d’affaires et optimiser les marges. En maitrisant notamment les fiches techniques, les dosages, les démarques, le respects des coefficients…

Les fiches techniques

Pour chaque cocktail, une fiche technique, qui permet de quantifier précisément les ingrédients, peut constituer une aide précieuse. Elle est la garantie d’une qualité constante d’un serveur à un autre.

La fiche technique fournit toutes les indications nécessaires à la fois à une bonnes gestion des produits et, via l’aspect technique, à l’optimisation du cocktail. Elle mentionne :

  • Le nom du cocktail
  • Les différents ingredients entrant dans sa composition
  • Les dosages à respecter
  • La methode d’élaboration
  • Le type de verre et la deco

fiche_technique

Les démarques (pertes)

Particulièrement dans un bar, différents types de démarques sont à prendre en compte dans le calcul des marges. Nous identifions la casse, la perte (produits perimés, renversés…) et les offerts.

Les offerts doivent être fixés par le responsable du bar avec son équipe afin de determiner « à qui » et « pourquoi ». Traditionnellement, les consommations sont offertes dans le but de salut la fidélité ou pour palier une prestation déficiente.

 Il est important également de rappeler que « les offerts »  doivent être enregistrés en caisse afin de pouvoir le justifier en cas de contrôle fiscale.

Afin d’éviter les pertes il est essentielle de veiller au respect des dosages, pour s’en assurer, il faut utiliser des doseurs et respecter les fiches techniques.

Le calcul des couts et les coefficients

Le calcul des couts et l’application des coefficients permettent de fixer de façon pragmatique le prix d’un produit. Cette technique est simple :

Commençons par fixer le prix pour chaque ingrédients, il faut trois informations :

  1. Le prix HT de la bouteille
  2. Le conditionnement de la bouteille en cl
  3. La quantité de produit utilisée en cl

On applique ensuite la formule

\( \frac{Prix\: d’achat\: HT\: de\: la\: bouteille\: X\:quantité\:de\:produit\:en\:cl}{Conditionnement\:en\:cl}\)

 

Exemple : Pour un Mojito il me faut 4cl de rhum (nous considérons que la bouteille de rhum vaut 10€ les 70cl)

\( \frac{10×4}{70}=0,57\)

 

La dose de 4cl nous coute donc 0,57€ HT

Ensuite il suffit d’additionner tous les prix des ingrédients pour avoir le prix total HT du cocktail.

Donc pour un mojito :

4cl de rhum 0,57

1 citron vert 0,30

3cl sucre de canne  0,1

Feuilles de menthe 0,05

Eau gazeuse 0,05

Total = 1,07 euro HT

Un cocktail mojito coute donc dans cette exemple 1,07 euros HT, c’est le prix brut. Pour calculer le prix net HT il faut ajouter à cela le pourcentage de perte (environ 5%).

Soit 1,07×1,05=1,12

Le prix de fabrication net HT du mojito est donc de 1,12 euros.

La marge brut

La marge brut est le gain fait sur chaque vente.

Fixons le prix de vente du mojito à 6euros TTC. Nous devons passer le prix en HT car la TVA (20%) est récupérable.

Soit \(\frac{6×100}{20}= 5,02\)

Le prix d’achat étant de 1,12 et le prix de vente de 5,02, il est désormais possible de calculer la marge brut, qui est la difference entre le prix d’achat et le prix de vente HT.

Soit 5,02-1,12=3,90

La marge brut sur un Mojito est donc dans cette exemple de 3,90 euros.

Le coefficient

Le coefficient multiplicateur (CM) est le nombre par lequel un bar multiplie son coût matières HT pour définir son prix de vente TTC. Généralement en bar/restauration un CM minimum de 3 est de rigueur.

Ainsi notre mojito à 1,12 euros devrait être vendu 3,36 euros HT minimum.

En le vendant à 5,02 euros HT, le CM est de 4,48 (5,02/1,12)

Le prix de vente

Le prix de vente est libre, mais les débits de boissons étant surveillés de près par l’administration il est préférable d’être conforme au usage de la profession.  En général il est bon d’avoir un CM  de 4. Bien sur cela dépendra du « standing » de l’établissement, de l’emplacement, du caractère touristique du bar…

Ainsi Certain établissement choisisse d’appliquer bêtement leur marge en multipliant le prix de reviens par  le coefficient qu’il souhaite (4). Mais cela ne doit pas tourner à l’obsession, il est normal que certain produit soit à forte marge avec un gros CM (x7) et d’autre avec des CM plus faible (x3). Tout dépend de la nature du produit.

Par exemple de champagne aura souvent petit coefficient car en achetant votre bouteille 20€ HT et en la revendant 60€ HT vous aurez un CM de 3.

A contrario sur un diabolo menthe, vous en aurez pour 0,15€ à l’achat, vous revendrez ca 3€ et aurez un CM de 20 !!

Vous allez me dire que vendre des diabolo c’est génial, alors oui, certes le coefficient est énorme mais la marge brut est relativement faible par contre…

Dans le précédant exemple, la bouteille de champagne rapporte 40€ de marge brut (60-20) alors que le diabolo ne rapporte que 2,85€ (3-0,15)

Il est donc intéressant de vendre des diabolos menthes, mais pour « gagner » 40€, il faudra en vendre 14 !

En resumé, tout celà est surtout un indice pour fixer ses prix de ventes, car au delà des mathématiques il faut aussi trouver un juste milieu entre un CM raisonnable, un prix de vente coherent selon le produit, la concurrence et vos clients !

Le coefficient est donc là pour s’assurer de la rentabilité de certain produit, et si sur certain cocktail vous avez un mauvais coefficient il est toujours possible de modifier la recette pour changer le CM et ainsi augmenter la marge.

Soit en remplaçant un produit par un produit équivalent moins cher, soit en diminuant la dose. La difficulté étant de garder la meme qualité en dégustation…

 

 

 

« Taxe CNAPS »: contribution sur les activités privées de sécurité

La taxe

Afin de financer l’organisme de contrôle et d’administration des sociétés de sécurité privée, le gouvernement a institué une nouvelle contribution applicable à compter du 1er Janvier 2012.

Cette contribution appelée « TAXE CNAPS » s’applique notamment aux personnes morales agissant pour leur propre compte et qui font exécuter par certains de leurs salariés une ou plusieurs de ces activités de sécurité ».

Nos établissements ayant un service de sécurité seront donc taxés:

–   au taux de 0,7 % du montant des rémunérations brutes versées aux salariés concernés

–   si vous passez par une société privée, elle vous facturera un taux de 0,5 % du montant      HT des ventes de prestations de service assurées par leurs salariés chargés du  gardiennage-surveillance.

Vos devoir envers le CNAPS

Mais avant de payer la taxe CNAPS, il convient tout d’abord de « créer un service interne de sécurité » auprès de leur service. Cela est relativement simple et peu se faire en téléchargeant les document sur le site http://www.cnaps-securite.fr .

La demande d’autorisation doit être effectuée par le gérant ou le dirigeant de l’entreprise. Elle est adressée par courrier, accompagnée des pièces justificatives, à la commission inter-régionale d’agrément et de contrôle territorialement compétente.

Une fois les vérifications opérées, et sous la réserve d’une décision favorable de la commission locale d’agrément et de contrôle, l’autorisation est délivrée sous la forme d’une décision qui autorise le service interne de sécurité d’entreprise à démarrer son activité.

Voici les documents pour ces démarches :

CNAPS-Liste-pièces-SIS

Participation-financière-ESP

Ainsi que les adresses pour les joindre :

http://www.cnaps-securite.fr/annuaire/

Une fois votre service interne de sécurité actif, il conviendra de fabriquer des cartes de sécurité privée propre à la société (à ne pas confondre avec la carte professionnelle de sécurité) pour vos agents. Elle devront comprendre :

  • Nom Prénom Date de naissance
  • Numéro de carte professionnelle de l’agent
  • Type d’activité exercé
  • Photo de l’agent
  • Coordonnée de l’entreprise
  • Numero de l’autorisation administrative d’exercer (attribuée par le CNAPS)
  • Logo de l’entreprise

J’ai trouvé ces exemples sur le net, un en format office qui peu être modifié, et un en format PDF.

Exemple carte agent de sécurité privée

Exemple carte agent de sécurité privée

Les agents de sécurité se doivent d’avoir cette carte sur eux, et le logo de l’entreprise doit être visible au public afin d’aider les controleurs du CNAPS ou URSAFF à identifier votre personnel pendant les contrôles.

Il est tout à fait compréhensible que certain agents de sécurités préfèrent ne pas avoir leurs coordonnés personnels à la vu de tous (notamment pour les physionomistes ou « portiers »). Il est donc accepté d’avoir cette carte dans la poche sous condition d’avoir un badge , un pin’s ou n’importe quel élément visible qui permet d’authentifier le salarié comme appartenant à la société.

Pour terminer, et afin d’être en conformité avec les CNAPS, il faut afficher les code de déontologie dans vos locaux, peu importe ou, tant que c’est visible aux salariés. Ainsi que garder les attestation de remise du code de déontologie datée et signée par les agents de sécurité.

Vérifier l’autorisation d’exercer de vos agents

Le CNAPS vous permet, en tant que gérant de bar de vérifier la validité des cartes professionnels de vos agents de sécurité. Celle ci est obligatoire dans les métiers de la sécurité, et il est interdit d’embaucher quelqu’un n’en ayant pas ou l’ayant perdu (en cas de non renouvellement par exemple ou de mauvaise conduite).

C’est une démarche simple qui ce fait sur ce site :

Vérification de carte professionnel

Il est également à noter qu’il est préférable de mettre une clause dans le contrat de travail de vos agents du type :

« Mr …  à l’obligation d’informer sans délai son employeur des modifications, suspension ou retrait de sa carte professionnelle, qui donnerait suite à la rupture de son contrat de travail »

Car sans cette clause, sans autorisation d’exercer, votre salarié ne pourrait plus travailler mais ne pourrait pas non plus être licencié ! C’est donc une protection supplémentaire pour l’entreprise.

 

Contribution : boissons et préparations liquides pour boissons sucrées et édulcorées

Souvent oubliée par les gérants de bars/discotheques, la taxe sur le sucre est obligatoire depuis 2012. Dans les produits finis (canettes, bouteilles consignées) cette taxe est incluse et ne demande aucune démarche de votre part. Mais dans le cas des BIB (pour les distributeurs de boissons type Coca Cola, Pepsi…) il vous revient de payer une taxe sur le sucre.

Les BIB de produits concentrés destinés à être dilués, contenant des sucres ajoutés ou édulcorants de synthèse et présentant un titre alcoométrie acquis inférieur ou égal à 1,2 % vol. ou 0,5 % vol. dans le cas des bières. Le montant de la contribution est fixé à 7,45 € par hectolitre. Ce montant est relevé au 1er janvier de chaque année à compter du 1er janvier 2013, dans une proportion égale au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’avant-dernière année.

C’est le service des douanes qui contrôle l’acquittement de cette taxe.

Pour en savoir plus, ci-joint le texte de loi et la circulaire à renvoyer au service des douanes :

cir_34494

La SPRE

La rémunération équitable: la SPRE

On trouvera ci-dessous le guide pratique permettant de calculer (et payer !) la rémunération équitable à la SPRE(Société pour la Perception de la Rémunération Equitable de la communication au Public des Phonogrammes du Commerce).

Cette redevance dite « de droits voisins » s’ajoute à celle à acquitter à la SACEM.

Globalement la SPRE est calculée au taux de 1,65% des recette brutes hors taxes sur lesquels s’appliquent divers abattements et le taux peut « tomber » alors pour une discothèque à 1% environ si vous êtes adhérent à l’UMIH ou au SNDLL.

Diverses situations peuvent se présenter, elles sont exposées dans les documents ci-joints.