La licence 4

Qui est concerné :

Toute personne ayant l’intention d’ouvrir un établissement qui vend des boissons alcoolisées, à titre principal ou accessoire :licence2

  • sur place : café, pub, discothèque, restaurant, etc.
  • ou à emporter : supermarché, épicerie, caviste, vente à distance ou par internet, etc.

Les débits de boissons temporaires (pendant une foire par exemple) ne sont pas soumis à licence. Une autorisation de la mairie suffit.

Qui peu y prétendre :

 

Une personne qui à l’intention d’ouvrir un débit de boissons à consommer sur place doit être :

  • soit de nationalité française
  • soit ressortissante d’un pays de l’Espace économique européen (EEE)
  • soit ressortissante d’un pays ayant conclu un traité de réciprocité avec la France (Algérie, Andorre, Canada, République centrafricaine, Congo Brazzaville, Etats-Unis, Gabon, Iran, Mali, Monaco, Sénégal, Suisse et Togo).

Pour les licences de restaurant, aucune condition de nationalité n’est requise.

Il faut également :

  • être majeur ou mineur émancipé
  • ne pas être sous tutelle
  • ne pas avoir été condamné à certaines peines notamment pour une infraction pénale ou proxénétisme (interdiction définitive), ou pour vol, escroquerie, abus de confiance (l’incapacité peut être levée au bout de 5 ans).

Obtention de la licence 4 :

Pour obtenir une licence de débit de boissons ou de restaurant, il faut à la fois détenir un permis d’exploitation, délivré après une formation spécifique, et effectuer une déclaration préalable.

Permis d’exploitation

Il est délivré par l’organisme de formation agréé, qui a réalisé la formation spécifique obligatoire pour l’exploitation d’un débit de boissons à consommer sur place ou d’un restaurant.

Cette formation spécifique porte notamment sur la prévention et la lutte contre l’alcoolisme, la protection de mineurs et la répression de l’ivresse publique, la législation des stupéfiants, la lutte contre le bruit et les principes de la responsabilité civile et pénale…

Ce permis est valable 10 ans.

Déclaration préalable en mairie

La déclaration administrative doit être effectuée pour les restaurants et les établissements vendant de l’alcool, au moins 15 jours avant :

  • l’ouverture d’un nouvel établissement
  • la mutation, en cas de changement de propriétaire ou de gérant
  • la translation, en cas de changement de lieu d’exploitation, que ce soit dans la même ville ou non.

Lors de la déclaration préalable, l’exploitant se voit remettre un récépissé, lui permettant de justifier sa possession de la licence, même s’il ne comporte pas de garantie du droit d’exploiter un débit, ni de la validité du titre de propriétaire ou de gérant.

Immatriculation au RCS

Pour donner une existence légale à l’établissement, l’exploitant doit déclarer son ouverture au centre de formalités des entreprises (CFE) pour être immatriculé au RCS.

Transfert de la licence :

Un débit de boissons peut être transféré dans la région où il est situé. En cas de déménagement hors de la commune où il était établi, l’exploitant doit demander l’autorisation de transfert au préfet de région.

Dans le cadre de l’instruction de la demande, le préfet doit obligatoirement consulter le maire de la commune d’origine et celui de la commune où le débit de boissons va être installé. Toutefois, leur avis ne lie pas le préfet, à qui appartient la décision d’autoriser ou non le transfert.

En cas de refus, cette décision prend la forme d’un arrêté qui doit indiquer les motifs de ce refus, ainsi que les délais et voies de recours.

En l’absence de réponse dans les 2 mois, le transfert est considéré comme accepté.

Un débit de boissons qui a cessé d’exister depuis plus de 5 ans est considéré comme supprimé et ne peut plus être transmis.

Toutefois, ce délai est suspendu, en cas de liquidation judiciaire ou en de fermeture provisoire prononcée par l’autorité judiciaire ou administrative.

Bon a savoir :

  • Lorsqu’une décision de justice a prononcé la fermeture définitive d’un débit de boissons, la licence de l’établissement est annulée.
  • Le nombre de cafés en France est passé de 200.000 en 1960 à moins de 35.000 aujourd’hui.

Le financement

Parlons un peu argent ! Une fois un local trouvé, il va falloir lever des fonds ! Et à moins d’avoir gagné au loto, un tour à la banque s’impose.

Une fois votre fond de commerce trouvé, il va falloir trouver un financement. Et soyons honnêtes, les bars « purs », c’est à dire sans restauration, et les discothèque ont mauvaises réputations auprès des banques ! Certaine ayant même pour ordre de carrément refuser tout prêt…

Il faudra donc en premier lieu justifier d’un minimum d’expérience, car nombreux sont les prétendants à se lancer dans la grande aventure avec des connaissances limitées. Avoir bossé dans des bars, restaurants est donc une obligation avant de pouvoir prétendre devenir son propre patron.

Ensuite, un minimum d’apport sera souhaitable selon le projet. Il n’y a pas de règle, mais un apport de 25 pour 100 est souvent un minimum. Tout dépend de la nature du projet.

Pour exemple : Quand j’ai lancé ma 4em affaire, une discothèque de centre ville, j’avais déjà 2 bars qui fonctionnaient très bien depuis quelque années, une solide expérience professionnel, une caution financière de mon brasseur et malgré tout j’ai due apporter la moitié du financement pour que la banque me fasse un prêt de l’autre moitié…

A contrario, pour ouvrir un bar avec restauration, mon banquier était enchanté par l’idée et j’ai obtenu un prêt qui couvrait entièrement le financement de mon établissement. Soit, aucun apport personnel !

Ainsi, selon le projet, les banques prêterons plus ou moins facilement. Ca ne dépend pas de l’humeur de votre conseillé bancaire, tout ceci se base souvent sur des statistiques et des tendances. Il faut suivre les modes et proposer quelque chose de tendance et de cohérent avec les demandes actuels. Reprendre les concepts qui marchent en gros !

Tout ce qui est: restauration rapide, bio, concept de loisir ou de bien être sont actuellement à la modes et sont mieux vu pour les banques. Discothèques, restaurant traditionnel, bar de nuit sont nettement plus difficiles a financer.

Une autre aide de financement est également possible. Souvent, vous verrez dans les petites annonces « libre de brasseur » (un article précis abordera le sujet). Cela veut dire que l’établissement est libre de choix de distributeur, mais également de brasseur (c’est à dire de gamme de bière en gros). Ceci permet donc de négocier avec votre futur distributeur et/ou brasseur, plusieurs apports financiers éventuelles :

  • Une avance sur remise. En gros, chaque brasseur vous offrira des remises en fonction des volumes et du nombre de marques que vous travaillerez dans sa gamme. Ces remises sont généralement semestrielles ou annuelles. Mais, comme son nom l’indique, une avance sur remise est de l’argent avancé sur vos prochain achat. C’est à dire que vous vous engagez à un certain nombre d’hectolitre de bière, sur une certaine période, et on vous prête l’argent de ses remises en avance.
  • Le contrat brasseur. Comment ça marche ? Votre distributeur de boisson va vous prêter une certaine somme en échange de votre engagement à vous fournir chez lui. Mais le contrat brasseur n’a pas que des avantages car il devient difficile après cela de négocier les prix au plus bas.

    Bien réfléchir avant de s’y lancer. Car signer un contrat d’exclusivité avec son brasseur, c’est ne pas pouvoir se fournir ailleurs sur certains produits, pas facile quand on défend l’artisanat, le bio ou le bon. Car ces grossistes en boissons n’ont pas tout en catalogue. C’est le prix à payer pour obtenir un prêt d’argent ou de matériel : pompe à bière, percolateur… Et même la licence IV dans des régions où elle est devenue très difficile à obtenir du fait de son prix ! C’est pourquoi bien souvent, on retrouve les mêmes produits chez tout le monde. Pour l’originalité, mieux vaut avoir les reins assez solides pour ne pas fonctionner de la sorte, mais peu sont les repreneurs d’entreprises ou les créateurs à pouvoir s’en prévaloir. Le pire dans tous ça, c’est que les produits industriels sont vendus plus chers qu’ils devraient l’être. Ainsi, un fût d’une marque très connu peu dépasser en prix celui d’une bière artisanale. Ceci est assez logique, le brasseur vous prête de l’argent et se rembourse en « survendant » ses produits. Cette trésorerie est la bienvenue quand on créé un café. Mais si vous voulez casser un contrat en cours avant son terme, préparez vous à sortir le chéquier pour payer les pénalités : et elles sont lourdes ! 

  • Au final, si le prêt brasseur permet de s’installer plus facilement, il finira par peser sur la trésorerie. Notre conseil : si vous n’avez pas les moyens de vous lancer sans cela, et bien… Ne le faites pas ou soyez sur de vous !
  • Il est également possible, afin d’obtenir un prêt plus facilement auprès de votre organisme bancaire, que votre brasseur ou distributeur se porte caution pour vous. Cela permet d’avoir une société derrière vous financièrement, ce qui rassurera votre banquier et permettra un prêt plus conséquent.

Voilà, financer un premier achat est toujours le plus difficile, car tout le monde doutera de vos compétences et votre apport sera généralement moindre que lorsque vous changerez d’affaire. Il est donc préférable de bien se préparer, bien budgéter toutes les dépenses et ne pas voir trop gros !

Ou trouver un local commercial

La première et la plus simple des solutions est de racheter un fond de commerce déjà existant incluant une licence 4.

Tout d’abord commençons par expliquer ce qu’est un « Fond de commerce », un fond de commerce est l’ensemble des biens incorporels (clientèles, droit au bail, enseigne, nom commercial…) et les biens corporels (marchandises, mobilier, matériels de travail…).

Mais ce qui est important à comprendre c’est que le fond de commerce représente « l’intérieur » du local, ce qui sous entend que les MURS de ce local ne sont pas inclus. Ainsi il faudra également verser un loyer mensuel au propriétaire des murs. Il est parfois possible d’acheter et les murs et le fond de commerce mais cela augmente considérablement l’investissement (sans oublier que les murs sont rarement en ventes).

Ainsi pour trouver un fond de commerce il y a plusieurs méthodes :

  • Les sites internet (le bon coin, petites annonces etc…), l’avantage est que c’est disponible facilement et gratuitement. Malheureusement rares sont les bonnes affaires en ventes via ce système. Car les vendeurs préfèrent être discret ou s’éviter des curieux et des rêveurs. Mais certaine petites affaires peuvent se trouver, et pour une première affaire c’est envisageable.
  • Les agences immobilières spécialisées, c’est leurs métiers et ça se paie ! Avec l’assistance d’un professionnel vous aurez accès a tout ses contacts et à son expertise du marché. En lui parlant de votre projet il pourra vous conseiller sur les emplacements adaptés. Il faudra souvent justifier d’un apport afin de se faire prendre au sérieux.
  • Le bouche a oreille, gratuit, mais dépendant complètement de votre propre réseau !
  • Les liquidations judiciaire, avec des centaines de fermeture par ans de nombreuse affaire se retrouver en vente au enchère. On peu y trouver des affaires très intéressantes et peu chères comparé au marché mais il est nécessaire de se demander pourquoi elles sont tombées en liquidation (mauvaise gestion, loyer prohibitif ?…)  car elles n’en sont pas là par hasard !

Outre la possibilité de racheter un fond de commerce, il y a aussi la solution de transformer un établissement en y amenant un licence 4.

Pour cela il faut trouver un local commercial et y installer une licence 4. Cela semble simple mais il y à de nombreux critère à respecter !

Il faut en premier lieu trouver un local commercial avec un bail autorisant l’activité de bar, pub, brasserie…ou faire une demande de changement de bail au propriétaire des murs (qui bien souvent en profitera pour augmenter son loyer).

Ensuite il faut trouver une licence 4 valide (car elle se périme si elle n’est pas utilisée pendant un certain temps) et la transférer d’un établissement à votre local commercial.

Maintenant que vous connaissez les méthodes pour trouver un fond de commerce, vous pouvez passer a la suite, comment trouver un bon emplacement !

Trouver le « bon » local

J’ai souvent entendu dire que les trois règles d’or du commerce sont l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement !

Maintenant que l’on sait ou trouver un local, attaquons une des choses les plus importantes donc, l’emplacement !

L’emplacement idéal est en centre ville avec une grande façade, d’angle entre deux rues passantes, qui offrira une grande visibilité, une grande enseigne, une grande terrasse et surtout qui vous coutera un max !

Je pense sincèrement qu’un bon emplacement est avant tout un emplacement adapté à votre future activité.

  1. Un bistrot de quartier. C’est là où Gégé et ses amis se retrouvent chaque mercredi, après le travail, pour jouer aux fléchettes et refaire le monde. Le bistrot de quartier est probablement un type de bar parmi les plus populaires et c’est l’endroit idoine pour passer un bon moment. C’est une petite affaire, conviviale, qui peu se situer en banlieue.
  2. Un bar de nuit se trouvera dans les villes jeunes, étudiantes, souvent en centre ville, dans les quartiers animés, proche des lieux de sorties comme les restaurants, boites de nuits etc. Ce genre d’établissement n’a pas nécessairement besoin d’avoir un emplacement « Premium », un cadre original et le bouche à oreille peuvent être suffisants.
  3. Un Bar à cocktail chic se trouvera dans les quartiers branchés de la ville, ou la clientèle  bobo sort généralement.

Mais un bon local ne se réduit pas qu’à l’emplacement, quand on cherche une affaire il est important de prendre en compte des critères économiques. Au delà de trouver une affaire qui colle à votre budget il faut prendre en compte sa capacité de développement.

Racheter une affaire qui fonctionne est rassurant mais cela se paye généralement beaucoup plus chère car le prix du fond de commerce dépend directement du chiffre d’affaire. Ainsi, plus une affaire fonctionne et plus elle se vend chère. Il n’est donc pas forcement intéressant d’acheter une affaire qui cartonne car vous aller la payer chère, et il sera difficile de la développer et encore plus de faire une plus value le jour de la revente…

Le meilleur plan pour moi est de trouver des affaires sous exploitées, des commerces en place depuis des années, ou le proprio à petit a petit abandonné son affaire dans les années 80, se contentant de sa petite clientèle d’habitué. Cela se trouve encore, même dans des quartiers tendances, des petits bistrots tenus pas des pré-retraités, des PMU/RAPIDO/FRANÇAISE DES JEUX.. ou l’on n’achète que ses cigarettes avant de partir en courant !

Une dernière chose importante dans l’achat d’un fond de commerce est le BAIL (un article détaillé est prévu), qui donne le montant du loyer. De nombreuse affaire se casse la figure à cause d’un loyer trop élevé. N’oubliez jamais que vous aurez à payer le loyer tout les mois pendant toute la durée de votre exploitation, il y a une règle qui dit que le loyer ne doit pas excéder une semaine de chiffre d’affaire(CA). Mais honnêtement, hormis quelques grosses affaires pleins centres avec de très bonnes expositions, je trouve déjà que c’est beaucoup trop. Je me suis toujours basé sur : le loyer = le CA de la meilleur journée du mois max.

Et surtout, prenez votre temps, ne vous jetez pas sur la première affaire venu, analysez bien le potentiel de l’affaire, pourquoi elle tourne, pourquoi non, ce que je pourrais faire pour changer ça. Si vous etes capables de savoir pourquoi une affaire fonctionne mal et comment y remédier alors cette affaire est peu être pour vous !

Comment ouvrir un bar

Comment ouvrir un bar

La première chose que tout le monde se pose est…comment ouvrir un bar !

Qui n’a pas, après un ou plusieurs verres, imaginé racheter un bar ? Un monde où les litres de bière couleraient à flots – et gratuitement, en plus. Un café/bar ultra vivant, avec de la bonne musique. Sauf que finalement pour beaucoup cela ne reste qu’un rêve éthylique !

Ceci dit, avec près de 2.000 ouvertures de débit de boisson par ans, nombreux sont ceux a se lancer dans l’aventure, avec plus ou moins de réussite…

Nous allons donc voir ensemble quelles sont les étapes essentielles pour réaliser votre rêve et ouvrir votre petit commerce !