Le financement

Parlons un peu argent ! Une fois un local trouvé, il va falloir lever des fonds ! Et à moins d’avoir gagné au loto, un tour à la banque s’impose.

Une fois votre fond de commerce trouvé, il va falloir trouver un financement. Et soyons honnêtes, les bars « purs », c’est à dire sans restauration, et les discothèque ont mauvaises réputations auprès des banques ! Certaine ayant même pour ordre de carrément refuser tout prêt…

Il faudra donc en premier lieu justifier d’un minimum d’expérience, car nombreux sont les prétendants à se lancer dans la grande aventure avec des connaissances limitées. Avoir bossé dans des bars, restaurants est donc une obligation avant de pouvoir prétendre devenir son propre patron.

Ensuite, un minimum d’apport sera souhaitable selon le projet. Il n’y a pas de règle, mais un apport de 25 pour 100 est souvent un minimum. Tout dépend de la nature du projet.

Pour exemple : Quand j’ai lancé ma 4em affaire, une discothèque de centre ville, j’avais déjà 2 bars qui fonctionnaient très bien depuis quelque années, une solide expérience professionnel, une caution financière de mon brasseur et malgré tout j’ai due apporter la moitié du financement pour que la banque me fasse un prêt de l’autre moitié…

A contrario, pour ouvrir un bar avec restauration, mon banquier était enchanté par l’idée et j’ai obtenu un prêt qui couvrait entièrement le financement de mon établissement. Soit, aucun apport personnel !

Ainsi, selon le projet, les banques prêterons plus ou moins facilement. Ca ne dépend pas de l’humeur de votre conseillé bancaire, tout ceci se base souvent sur des statistiques et des tendances. Il faut suivre les modes et proposer quelque chose de tendance et de cohérent avec les demandes actuels. Reprendre les concepts qui marchent en gros !

Tout ce qui est: restauration rapide, bio, concept de loisir ou de bien être sont actuellement à la modes et sont mieux vu pour les banques. Discothèques, restaurant traditionnel, bar de nuit sont nettement plus difficiles a financer.

Une autre aide de financement est également possible. Souvent, vous verrez dans les petites annonces « libre de brasseur » (un article précis abordera le sujet). Cela veut dire que l’établissement est libre de choix de distributeur, mais également de brasseur (c’est à dire de gamme de bière en gros). Ceci permet donc de négocier avec votre futur distributeur et/ou brasseur, plusieurs apports financiers éventuelles :

  • Une avance sur remise. En gros, chaque brasseur vous offrira des remises en fonction des volumes et du nombre de marques que vous travaillerez dans sa gamme. Ces remises sont généralement semestrielles ou annuelles. Mais, comme son nom l’indique, une avance sur remise est de l’argent avancé sur vos prochain achat. C’est à dire que vous vous engagez à un certain nombre d’hectolitre de bière, sur une certaine période, et on vous prête l’argent de ses remises en avance.
  • Le contrat brasseur. Comment ça marche ? Votre distributeur de boisson va vous prêter une certaine somme en échange de votre engagement à vous fournir chez lui. Mais le contrat brasseur n’a pas que des avantages car il devient difficile après cela de négocier les prix au plus bas.

    Bien réfléchir avant de s’y lancer. Car signer un contrat d’exclusivité avec son brasseur, c’est ne pas pouvoir se fournir ailleurs sur certains produits, pas facile quand on défend l’artisanat, le bio ou le bon. Car ces grossistes en boissons n’ont pas tout en catalogue. C’est le prix à payer pour obtenir un prêt d’argent ou de matériel : pompe à bière, percolateur… Et même la licence IV dans des régions où elle est devenue très difficile à obtenir du fait de son prix ! C’est pourquoi bien souvent, on retrouve les mêmes produits chez tout le monde. Pour l’originalité, mieux vaut avoir les reins assez solides pour ne pas fonctionner de la sorte, mais peu sont les repreneurs d’entreprises ou les créateurs à pouvoir s’en prévaloir. Le pire dans tous ça, c’est que les produits industriels sont vendus plus chers qu’ils devraient l’être. Ainsi, un fût d’une marque très connu peu dépasser en prix celui d’une bière artisanale. Ceci est assez logique, le brasseur vous prête de l’argent et se rembourse en « survendant » ses produits. Cette trésorerie est la bienvenue quand on créé un café. Mais si vous voulez casser un contrat en cours avant son terme, préparez vous à sortir le chéquier pour payer les pénalités : et elles sont lourdes ! 

  • Au final, si le prêt brasseur permet de s’installer plus facilement, il finira par peser sur la trésorerie. Notre conseil : si vous n’avez pas les moyens de vous lancer sans cela, et bien… Ne le faites pas ou soyez sur de vous !
  • Il est également possible, afin d’obtenir un prêt plus facilement auprès de votre organisme bancaire, que votre brasseur ou distributeur se porte caution pour vous. Cela permet d’avoir une société derrière vous financièrement, ce qui rassurera votre banquier et permettra un prêt plus conséquent.

Voilà, financer un premier achat est toujours le plus difficile, car tout le monde doutera de vos compétences et votre apport sera généralement moindre que lorsque vous changerez d’affaire. Il est donc préférable de bien se préparer, bien budgéter toutes les dépenses et ne pas voir trop gros !

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